Spécialités de rue islandaises à goûter à Reykjavik
La street food de Reykjavik est simple mais emblématique : hot-dogs, poisson séché, viennoiseries et plats économiques. Découvrez quoi déguster, à quel prix et où la trouver.
La scène de la street food à Reykjavik repose sur quelques spécialités, mais maîtrisées à la perfection. Le pylsur, hot-dog à base d’agneau, de porc et de bœuf, servi dans un petit pain cuit à la vapeur et garni de cinq ingrédients, est l’emblème incontesté, et le moins cher à 820 ISK chez Bæjarins Beztu. Le harðfiskur, morue ou aiglefin séché au vent, à déguster avec du beurre islandais, existe depuis un millénaire et coûte moins de 800 ISK le sachet dans n’importe quelle station-service : c’est l’original snack islandais. Les kleinur, beignets tordus à la cardamome, se trouvent dans les boulangeries à partir de 400 ISK. Au-delà des classiques, la soupe servie dans un pain cuit aux sources chaudes au restaurant Icelandic Street Food (1 800-2 290 ISK, ravitaillement gratuit), les sandwichs sous-marins hlöllabátar (1 500-2 200 ISK) et les frites à la belge de Reykjavik Chips (750-1 350 ISK) représentent le circuit local. Aucune de ces spécialités ne nécessite de réservation. Toutes sont accessibles à pied entre le port et Hallgrímskirkja.
Utilisez ce guide pour organiser vos propres arrêts culinaires, ou optez pour une visite guidée. Spécialités locales, histoire de la ville, hot-dogs, poisson et glace islandaise. Découvrir l’option guidée
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| Pylsur (hot-dog) | 820 | Bæjarins Beztu Pylsur, toute station-service, N1, Vikinga Pylsur | « Eina með öllu », un hot-dog avec tout |
| Harðfiskur avec beurre | 600-900 ISK le sachet | Tout magasin Bónus, Krónan, station-service, marché aux puces Kolaportið | Acheter un sachet + un petit morceau de beurre ; déchirer et tremper |
| Kleinur (beignet islandais) | 300-500 ISK pièce | Brauð and Co, Sandholt, toute boulangerie islandaise | Commander avec un café noir pour l’expérience islandaise complète |
| Soupe dans un pain | 1,800-2,290 | Icelandic Street Food (Lækjargata), Svarta Kaffið (Laugavegur) | Soupe d’agneau ou ragoût de poisson ; ravitaillement gratuit chez Icelandic Street Food |
| Sandwich hlöllabátar | 1,500-2,200 | Plusieurs adresses en centre-ville | Sandwich à l’agneau ou aux crevettes avec des sauces islandaises |
| Frites Reykjavik Chips | 750-1,350 | Vitastígur 10, centre-ville de Reykjavik | Grande portion avec sauce béarnaise ou à l’ail |
| Soupe Noodle Station | 960-2,290 | Emplacements sur Laugavegur et Skólavörðustígur | Légume moins de 1 000 ISK ; bœuf ou poulet ~1 890 ISK |
Tous les prix vérifiés en avril/mai 2026.
Qu’est-ce qui compte comme street food à Reykjavik ?
À Reykjavik, la street food couvre une catégorie plus large que dans les villes plus chaudes : manger en marchant par temps froid et venteux n’est pas toujours pratique. La définition islandaise s’étend donc aux plats rapides, informels et abordables, qui ne nécessitent ni réservation, ni expérience assise, ni de dépenser plus de 2 500 ISK. Cela inclut le stand de pylsur, le poisson séché des stations-service, les kleinur des boulangeries, les restaurants de soupe servie dans un pain, les chaînes de sandwichs sous-marins et la friterie de style belge. Tous ces lieux se trouvent à moins de 10 minutes à pied les uns des autres dans le centre-ville de Reykjavik.
L’Islande n’a pas de culture de street food au sens asiatique du terme, où les vendeurs bordent les routes et où manger en marchant est la norme. Le climat l’empêche. À la place, la street food de Reykjavik occupe une place particulière : des stands de restauration rapide et des comptoirs de service informel où la nourriture est authentiquement locale, les prix sont accessibles et la commande ne demande aucune préparation. Ce sont ces adresses qui composent le circuit des repas rapides de la ville, les endroits où l’on s’arrête entre deux activités plutôt que de planifier un repas autour.
Ce qui rend la street food de Reykjavik intéressante, c’est qu’elle est plus ancrée culturellement que la restauration rapide dans la plupart des villes comparables. Le pylsur est bel et bien l’en-cas national, consommé par tous, quel que soit l’âge ou le niveau de revenus. Le harðfiskur est un aliment portable vieilli de mille ans, que les Islandais emportent encore dans leurs sacs pour le grignoter en randonnée ou en voiture. Le kleinur est une tradition pâtissière locale sans équivalent à l’étranger. La soupe servie dans un pain est une cuisine islandaise traditionnelle à des prix à emporter, avec des ravitaillements gratuits. Voici une culture de street food fondée sur une véritable histoire culinaire, et non sur des chaînes adaptées.
Qu’est-ce que le hot-dog islandais et pourquoi vaut-il le détour ?

Le hot-dog islandais vaut le détour car il est fondamentalement différent de celui que vous connaissez. La saucisse est principalement à base d’agneau islandais, et non d’un mélange de bœuf ou de porc comme la plupart des hot-dogs, ce qui lui confère une douceur distinctive et une saveur plus herbacée, typique des moutons élevés en liberté. Le pain cuit à la vapeur est plus moelleux que les versions grillées ou toastées. La combinaison des cinq garnitures est savamment dosée : moutarde islandaise sucrée (plus douce et moins forte que les moutardes européennes), ketchup à base de pomme, rémoulade, oignons crus et oignons frits croustillants. La phrase à utiliser pour commander est « eine með öllu » : un avec tout. À 820 ISK, c’est le meilleur rapport qualité-prix en Islande.
Bæjarins Beztu Pylsur (ce qui se traduit par « les meilleurs hot-dogs de la ville ») est installé au même endroit près du port depuis 1937. Le stand n’a pas bougé alors que la ville s’est construite et modernisée autour de lui pendant 87 ans. Il est ouvert de 9 h à minuit passé la plupart des jours, jusqu’à 2 h le jeudi et jusqu’à 6 h du matin les vendredis et samedis soirs. La file d’attente avance vite. Même si elle peut sembler longue un après-midi d’été, il faut rarement plus de cinq minutes pour passer du bout de la queue à la dégustation. Le stand du port sur Tryggvagata est l’original. Il en existe désormais huit autres dans la région de Reykjavik et deux à l’aéroport de Keflavik.
Les cinq garnitures comptent plus que la plupart des discussions sur les hot-dogs ne le reconnaissent. La moutarde islandaise sucrée n’a rien à voir avec les versions allemande ou anglaise : elle est plus légère, plus douce et spécialement conçue pour accompagner l’agneau. La rémoulade, une relish à base de mayonnaise avec des câpres, des herbes et une note légèrement aigre-douce, apporte une complexité que le ketchup seul ne peut offrir. Les deux types d’oignons jouent des rôles différents : l’oignon cru pour le piquant, l’oignon frit pour le croquant et la douceur caramélisée. La combinaison est véritablement réfléchie, pas simplement assemblée. Commander avec les cinq garnitures produit un résultat différent de celui obtenu avec seulement du ketchup et de la moutarde, et la phrase « eine með öllu » vaut la peine d’être connue avant d’arriver au comptoir.
Les pylsur des stations-service méritent d’être défendus. La même saucisse de la marque SS Pylsur est vendue dans les stations N1 et Orkan à travers l’Islande, souvent à un prix légèrement inférieur à celui de Bæjarins Beztu, et sans la file d’attente. La qualité de la saucisse est identique ; ce qui manque, c’est l’ambiance et l’expérience spécifique de ce stand emblématique. Sur la route circulaire en dehors de Reykjavik, un pylsur de station-service n’est pas un compromis, c’est la version adaptée de l’expérience pour ce contexte.
Première visite en Islande et vous vous demandez s’il est possible de manger à petit prix ? Voici notre guide des bonnes adresses pas chères à Reykjavik pour cesser de penser que tout est hors de portée.
Quelles autres spécialités islandaises de rue faut-il essayer ?
Outre le pylsur, les quatre spécialités islandaises de rue à essayer sont le harðfiskur avec du beurre (morue ou aiglefin séché au vent, l’en-cas portable de l’époque viking, disponible dans toutes les stations-service et supermarchés), le kleinur (le beignet traditionnel torsadé à la cardamome, que l’on trouve dans n’importe quelle boulangerie), la soupe en pain à Icelandic Street Food (ragoût d’agneau ou de poisson servi dans un pain maison avec ravitaillements gratuits) et le skyr mangé directement dans son pot en marchant, ce produit laitier islandais épais que les Vikings ont apporté ici en 874 et qui définit encore aujourd’hui l’alimentation quotidienne islandaise.
Harðfiskur est le premier fast-food islandais, apparu mille ans avant le hot-dog. Morue, aiglefin ou loup de mer nettoyés et suspendus pour sécher dans l’air salé de l’Atlantique Nord jusqu’à devenir papier et dur. La méthode traditionnelle durait quatre à six semaines ; la production moderne la réduit à 36-48 heures. Avant que l’importation de céréales ne devienne abordable, les Islandais mangeaient le harðfiskur comme substitut au pain, tartiné de beurre salé qui adoucissait le poisson séché et créait une combinaison riche et profondément savoureuse. Les premiers Vikings à atteindre l’Islande l’avaient déjà avec eux. Aujourd’hui, les Islandais en grignotent au cinéma ou devant la télévision, en remplacement des chips ou du pop-corn. Un sachet de 100 g coûte entre 600 et 900 ISK chez Bónus ; achetez un petit morceau de beurre islandais à côté. Détachez un morceau, tartinez-le de beurre, laissez-le légèrement ramollir dans la bouche avant de mâcher. Voici l’une des expériences culinaires les plus authentiques et les moins touristiques d’Islande pour moins de 1 000 ISK.
Les kleinur sont les beignets islandais torsadés : un losange de pâte épicée fendue au milieu, dont une extrémité est passée dans l’ouverture pour former la torsade caractéristique, puis frit jusqu’à ce qu’il soit doré. Leur saveur est dominée par la cardamome, avec une douceur légère. La texture varie légèrement selon la boulangerie : certains sont plus denses, d’autres plus aérés. La comparaison avec d’autres beignets est imparfaite, car l’épice et la forme en font un produit unique. Toutes les boulangeries d’Islande en préparent. Chez Brauð and Co et Sandholt, ils coûtent entre 300 et 500 ISK pièce et sont faits quotidiennement. Les Islandais les dégustent avec un café noir, l’amertume du café et la douceur épicée du beignet formant un duo qui incarne la pause de l’après-midi islandaise. Un seul kleinur acheté à 8 h chez Brauð and Co, mangé en marchant vers le port, est l’un des moments culinaires les plus simples et les plus ancrés localement à Reykjavik.
Le skyr mérite d’être mentionné comme nourriture nomade, même si personne ne le considère comme un plat de rue. Vendu en petits pots individuels dans tous les supermarchés et stations-service pour 500-700 ISK, le skyr islandais (produit laitier épais, riche en protéines et légèrement acidulé, fabriqué à partir de lait écrémé fermenté) est la collation que les Islandais consomment tout au long de la journée. Un skyr nature de Bónus, mangé directement dans le pot, n’a rien de glamour. Pourtant, c’est ce que les Islandais consomment sous cette forme depuis la colonisation en 874, ce qui en fait l’une des expériences alimentaires les plus continues sur le plan historique que l’on puisse vivre sur l’île.
Nous avons préparé une analyse culinaire complète dans notre guide que manger à Reykjavik lors des visites gastronomiques pour que vous sachiez exactement quoi commander, où le trouver et quelles visites guidées valent le détour.
Où trouver les meilleurs stands de street food à Reykjavik ?
Le circuit de la street food s’étend entre le port et Hallgrímskirkja, soit une marche de 15 minutes, et regroupe toutes les principales options de street food du centre de Reykjavik. Au niveau du port : le stand de hot-dogs Bæjarins Beztu sur Tryggvagata, le marché aux puces Kolaportið le week-end pour du harðfiskur et des snacks traditionnels. En remontant vers l’intérieur des terres : Icelandic Street Food sur Lækjargata pour des soupes servies dans un pain, Reykjavik Chips sur Vitastígur pour des frites belges. Plusieurs adresses Hlöllabátar et Noodle Station le long et autour de Laugavegur. Brauð and Co sur Frakkastígur pour des kleinur. L’ensemble du parcours se fait à pied en une après-midi.
| Bæjarins Beztu Pylsur | Tryggvagata 1 (port) | Pylsur eina með öllu | Dim-lun 9 h-1 h ; jeu 9 h-2 h ; ven-sam 9 h-6 h |
| Icelandic Street Food | Lækjargata 8 | Soupe d’agneau ou ragoût de poisson en pain (ravitaillement gratuit) | Tous les jours à partir de 11 h |
| Brauð and Co | Frakkastígur 16 (+ Laugavegur 180) | Kleinur, brioche à la cannelle, pain au levain | Tous les jours à partir de 6 h 30 |
| Reykjavik Chips | Vitastígur 10 | Frites belges avec sauce béarnaise ou à l’ail | Lun-mar 11 h 30-22 h ; ven-dim 11 h 30-23 h |
| Hlöllabátar | Plusieurs adresses en centre-ville | Sandwich à l’agneau ou aux crevettes avec des sauces islandaises | Lun-ven 8 h 30-22 h 30 ; week-end 10 h-1 h 30 |
| Noodle Station | Emplacements sur Laugavegur et Skólavörðustígur | Soupe de nouilles aux légumes (moins de 1 000 ISK) ; bœuf ou poulet ~1 890 ISK | Lun-ven 11 h-22 h ; week-end 12 h-22 h |
| Marché aux puces Kolaportið | Tryggvagata 19 (port) | Harðfiskur, kleinur, bonbons islandais traditionnels, flatbrauð | Uniquement le samedi et dimanche de 11 h à 17 h |
Adresses et horaires vérifiés en avril/mai 2025. Consultez toujours les ajustements saisonniers.
La zone du port concentre la plus forte densité d’options de street food dans un petit rayon. Bæjarins Beztu en bord de mer, le marché aux puces Kolaportið à 200 mètres les week-ends, le Grandi Mathöll à 10 minutes de marche vers l’ouest pour une expérience de street food plus variée en salle. Commencer au port le matin et marcher lentement vers Hallgrímskirkja permet de croiser la plupart des meilleures options de restauration rapide de la ville en moins de deux heures et pour moins de 3 000 ISK au total, si vous vous montrez raisonnable.
Envie de sortir des cinq mêmes adresses qui reviennent dans toutes les listes de spécialités islandaises ? Voici notre guide des pépites culinaires cachées de Reykjavik pour que vos repas se distinguent vraiment.
Quel est le meilleur itinéraire de street food à Reykjavik ?
L’itinéraire idéal pour une journée de street food à Reykjavik suit l’axe port-église, en mangeant légèrement à chaque étape pour goûter un maximum de classiques en un seul après-midi. Commencez chez Brauð and Co avant 8 h pour un kleinur et un café. Dirigez-vous vers le port pour un pylsur chez Bæjarins Beztu (en fin de matinée, vous éviterez la file d’attente). Faites un arrêt au Kolaportið le week-end pour du harðfiskur et des snacks traditionnels. En direction de Laugavegur, prenez une soupe chez Noodle Station à midi si vous avez encore faim. Passez chez Reykjavik Chips sur Vitastígur pour des frites avec une sauce si l’appétit persiste. Terminez chez Icelandic Street Food avec une soupe en pain comme plat principal en début de soirée. Coût total : moins de 6 000 ISK pour un tour complet de l’histoire culinaire de rue de la ville.
Commencer à Brauð and Co sur Frakkastígur à 8 h pour poser le cadre de la journée. Le kleinur, fraîchement tordu et frit, emporté dans un sac en papier avec un café noir, est l’article le plus typiquement islandais disponible à cette heure pour le moins d’argent. La promenade depuis Frakkastígur jusqu’au port traverse la vieille ville avant l’arrivée des touristes, ce qui est le moment idéal pour la découvrir.
Le pylsur chez Bæjarins Beztu est à son meilleur à 10 h ou 10 h 30 un jour de semaine, après l’heure du petit-déjeuner mais avant l’afflux du déjeuner, quand le stand fonctionne à un rythme soutenu sans être saturé. Commandez « eine með öllu ». Restez près de l’eau pour le manger. Ne tentez pas de marcher en mangeant un pylsur par temps de vent. Trouvez un banc ou un mur.
Kolaportið un samedi matin (ouverture à 11 h, arrivez vers 11 h 30) s’enchaîne naturellement après le stand du port. La section alimentaire du marché aux puces offre la plus large sélection de spécialités islandaises en un seul endroit : du harðfiskur en plusieurs variétés, des kleinur tout frais sortis du four, du flatbrauð, de la réglisse islandaise sous toutes ses formes. Achetez du harðfiskur et mangez-le en marchant vers l’ouest. Prévoyez des espèces.
Icelandic Street Food pour le clou de la journée à 17 h ou 18 h. La soupe d’agneau servie dans un pain comestible, avec sa politique de ravitaillement gratuit, est le meilleur rapport qualité-prix de la ville à 1 800-2 290 ISK. Le pain est comestible et doit être mangé. Les gaufres gratuites avec de la confiture à la fin, rarement mentionnées dans les articles, valent le détour. Le restaurant de Lækjargata est petit : arrivez à l’ouverture en soirée chargée pour être sûr d’avoir une table.
Vous cherchez un itinéraire alimentaire pratique qui s’intègre parfaitement à vos autres activités à Reykjavik ? Voici notre guide d’itinéraire pour les visites gastronomiques à Reykjavik pour éviter les chevauchements et ne rien manquer.
Combien coûte la street food à Reykjavik ?

La street food à Reykjavik représente l’option la plus économique dans une ville chère. Une journée complète de street food, kleinur, pylsur, sachet de harðfiskur, soupe chez Noodle Station et un dîner dans un pain comestible, coûte moins de 6 000 ISK au total (~$43 USD). Les prix varient de 300 ISK pour une viennoiserie de boulangerie à 2 290 ISK pour la soupe la plus chère avec ravitaillement gratuit. Le hot-dog à 820 ISK est le prix plancher pour un plat cuisiné à consommer debout. Tout ce qui dépasse ce tarif reste un excellent rapport qualité-prix à Reykjavik, et bien moins onéreux que dans n’importe quel restaurant assis.
Le contexte tarifaire est important. Un plat principal dans un restaurant moyen de gamme à Reykjavik coûte entre 4 000 et 7 000 ISK. Un menu dégustation en cuisine raffinée s’élève à 18 000-25 000 ISK. Dans ce paysage, le hot-dog à 820 ISK n’est pas seulement bon marché, il relève d’une catégorie économique à part. Deux pylsur et une bouteille d’eau du robinet de votre gourde constituent un déjeuner pour moins de 1 700 ISK. Un sachet de harðfiskur et un pot de skyr acheté chez Bónus font un en-cas du matin pour moins de 1 200 ISK. La soupe dans un pain comestible avec ravitaillement gratuit à 2 290 ISK n’a presque pas d’équivalent dans la ville à ce niveau de qualité pour ce prix.
Les coûts peuvent augmenter de manière inattendue dans certains cas : acheter de l’eau en bouteille avec de la street food (inutile, l’eau du robinet est de source glaciaire et gratuite), acheter du harðfiskur dans une boutique de souvenirs touristiques plutôt que chez Bónus (trois à quatre fois le prix du supermarché pour le même produit), ou considérer le restaurant Icelandic Street Food comme une expérience à portion unique alors que sa politique de ravitaillement gratuit en fait un repas à part entière. La street food à Reykjavik est réellement abordable, mais uniquement pour les visiteurs qui savent où se trouve la valeur et où elle ne l’est pas.
Une dernière précision sur les prix : les sandwichs sous-marin de Hlöllabátar (1 500-2 200 ISK) sont si généreux que deux personnes peu gourmandes peuvent en partager un. La soupe de légumes chez Noodle Station à moins de 1 000 ISK est le repas chaud assis le moins cher du centre-ville de Reykjavik. La grande portion de frites chez Reykjavik Chips avec sauce (1 050-1 350 ISK) constitue un repas, pas un accompagnement. Tous les prix vérifiés en avril/mai 2025.
Vous vous demandez quels repas valent un petit luxe et lesquels ont des alternatives moins chères sans compromis ? Ce guide sur la nourriture chère à Reykjavik dans les visites gastronomiques propose une analyse honnête que la plupart des blogs de voyage sur l’Islande omettent.
Quels aliments de rue les Islandais mangent-ils vraiment en déplacement ?
Trois aliments que les Islandais emportent et mangent en marchant : du harðfiskur dans un sachet, du skyr dans un pot et un pylsur acheté à la station-service où ils se sont arrêtés en route. Le kleinur se situe à mi-chemin entre la street food et la pâtisserie de café : c’est un produit de boulangerie que l’on emporte aussi pour le manger en marchant. La soupe dans un pain comestible est trop liquide pour être consommée en marchant et n’est donc pas techniquement un aliment à emporter, mais les Islandais en mangent régulièrement au comptoir d’Icelandic Street Food comme déjeuner informel. Le schéma est constant : l’alimentation islandaise à emporter est riche en protéines, facile à transporter, et soit très ancienne (harðfiskur, skyr), soit très d’après-guerre (pylsur).
L’habitude du harðfiskur mérite d’être soulignée, car elle incarne l’une des expressions les plus authentiques de la culture culinaire islandaise accessible aux visiteurs pour un coût minimal. Les Islandais emmènent des sachets de poisson séché lors de randonnées, de trajets en voiture ou de trajets quotidiens au bureau. L’histoire derrière cette pratique, le pain était un produit de luxe importé pendant des siècles, le poisson est donc devenu l’aliment portable du quotidien, transforme une simple collation en une expérience qui en dit long sur la manière dont l’Islande s’est nourrie dans un environnement arctique isolé. Manger du harðfiskur avec du beurre en se promenant sur le front de mer à Reykjavik, c’est, à petite échelle, vivre l’expérience alimentaire la plus ancrée dans l’histoire de la ville.
Le pylsur acheté à une station-service lors d’un road trip est l’autre spécialité locale à déguster sur le pouce. Les Islandais s’arrêtent aux stations N1 le long de la route circulaire non pas pour faire le plein, mais pour la combinaison café-pylsur qui constitue une pause routière. Cette tradition est si ancrée que certains stands de hot-dogs isolés jouissent d’une réputation locale : Pylsuvagninn, à Selfoss, en sert depuis des décennies et compte de nombreux habitués parmi les habitants de Reykjavik se rendant vers le sud. L’idée de faire une heure de route spécialement pour un hot-dog n’a rien d’exceptionnel en Islande. Le pylsur a même sa version de l’ísbíltúr (virée glaces), même si elle porte un nom moins officiel.
Si vous souhaitez comprendre la culture culinaire de Reykjavik à travers sa street food, une seule chose à faire avant de partir : goûter du harðfiskur avec du beurre et un pylsur eina með öllu le même après-midi. Deux spécialités pour moins de 1 800 ISK au total, représentant deux époques de l’histoire alimentaire islandaise. Rien de plus compliqué n’est nécessaire. Nos visites gastronomiques chez Reykjavik Food Tours les intègrent toutes deux dans leur contexte, avec 8 à 11 autres dégustations pour compléter le récit.
La cuisine islandaise recèle plus de profondeur que la plupart des visiteurs ne découvrent jamais, notre guide des spécialités traditionnelles islandaises détaille les plats, les ingrédients et les traditions culinaires qui définissent réellement cette culture.
Comment évaluer l’expérience par vous-même
Choisissez en fonction de l’itinéraire réel, de la durée et des dégustations incluses. Une visite guidée ajoute des explications locales et un parcours organisé ; vos priorités et les tarifs actuels détermineront si cela vaut le coût.
Questions fréquentes
Que signifie « eina með öllu » et pourquoi est-ce important ?
« Eina með öllu » signifie « un avec tout » en islandais et c’est la formule à utiliser pour commander au stand de hot-dogs. Elle demande les cinq garnitures standard : moutarde islandaise sucrée, ketchup à base de pomme, sauce rémoulade, oignons crus et oignons frits croustillants. Commander avec les cinq donne une combinaison bien plus savoureuse qu’avec seulement deux ou trois. Les garnitures sont conçues pour s’harmoniser. Connaître cette expression évite de devoir négocier chaque ingrédient à un stand bondé.
Qu’est-ce que le harðfiskur et comment le déguster ?
Le harðfiskur est de la morue, de l’aiglefin ou du loup de mer séché au vent, un aliment portable de l’époque viking consommé en Islande depuis plus de mille ans. Achetez un sachet chez Bónus, Krónan ou dans une station-service pour 600 à 900 ISK. Détachez un morceau, tartinez-le de beurre islandais salé et laissez-le ramollir brièvement dans la bouche avant de le mâcher. Le beurre n’est pas facultatif : il adoucit le poisson séché et sublime sa saveur, ce qu’une dégustation nature ne permet pas. Riche en protéines, vraiment rassasiant, c’est l’une des expériences culinaires les plus authentiques d’Islande pour moins de 1 000 ISK.
Qu’est-ce qu’un kleinur ?
Les kleinur sont les beignets traditionnels islandais en forme de losange, parfumés à la cardamome, fendus au milieu avec une extrémité passée dans l’ouverture pour créer la torsade, puis frits. Leur saveur est plus légère et épicée qu’un beignet classique. Toutes les boulangeries d’Islande en proposent. Chez Brauð and Co et Sandholt, ils coûtent entre 300 et 500 ISK pièce. La façon islandaise de les déguster ? Avec un café noir l’après-midi. Un seul kleinur accompagné d’un café chez Brauð and Co est l’un des moments les plus authentiques et les moins chers de Reykjavik.
Où déguster le meilleur hot-dog à Reykjavik ?
Bæjarins Beztu Pylsur, situé au 1 Tryggvagata, près du port, est le stand original et le plus célèbre, en activité depuis 1937. La qualité des saucisses dans les autres emplacements Bæjarins Beztu et dans les stations N1 à travers l’Islande est identique : ce sont les mêmes saucisses de la marque SS Pylsur. Ce que le stand du port offre et que les stations-service n’ont pas, c’est l’histoire, l’ambiance et l’expérience unique de manger dans le stand de street food le plus emblématique d’Islande. Si vous voulez le meilleur pylsur sans faire la queue, une station N1 ou Orkan vous en servira un tout aussi bon en 30 secondes.
Qu’est-ce que le restaurant Icelandic Street Food et représente-t-il un bon rapport qualité-prix ?
Icelandic Street Food, situé sur Lækjargata, est un petit restaurant décontracté proposant de la soupe d’agneau et du ragoût de poisson servis dans des bols en pain maison pour 1 800 à 2 290 ISK, avec remplissage gratuit. La politique de remplissage gratuit est bien réelle. Les soupes sont honnêtes, traditionnelles et rassasiantes. Le bol en pain fait partie du repas et doit être mangé. Des gaufres gratuites avec de la confiture sont également souvent offertes en fin de repas. Pour un repas traditionnel islandais complet en plein centre de Reykjavik à moins de 2 500 ISK avec possibilité de se resservir, c’est le meilleur rapport qualité-prix de la ville. Le restaurant est petit : arrivez à l’ouverture en soirée chargée.
La street food à Reykjavik est-elle vraiment abordable ?
Oui, comparé aux prix généraux de la restauration dans la ville. Un pylsur coûte 820 ISK (~$6 USD). Un sachet de harðfiskur se situe entre 600 et 900 ISK. Un kleinur en boulangerie coûte entre 300 et 500 ISK. Une soupe en bol de pain avec remplissage gratuit est proposée entre 1 800 et 2 290 ISK. Face à un plat principal en restaurant à 4 000-7 000 ISK, ces prix sont réellement bas. Une après-midi complète de street food couvrant les grands classiques coûte moins de 6 000 ISK au total. La clé est de connaître les bons endroits plutôt que d’acheter les mêmes produits dans les boutiques de souvenirs touristiques, où le harðfiskur peut coûter trois à quatre fois le prix du supermarché.
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